Étiquettes: Roman, Lang:fr
Editeur: Fayard
Published: 1 janvier 0101
Cote: R GAL
Salle: 1
Résumé:
L'Empire
français ! Ce n'est plus aujourd'hui qu'un continent
englouti dont on ignore l'histoire, les passions qu'il a
suscitées, les rêves de millions de Français
qui regardaient sur les cartes murales de leur salle de
classe ces taches roses qui s'étendaient d'un bout
à l'autre du monde, d'Alger à Saigon, de Dakar au
Lac Tchad, des rives de l'Ogooué à celles du Niger,
de Libreville à Tombouctou. C'est cette grande, cruelle
et complexe histoire que Max Gallo fait revivre dans cette
impressionnante saga romanesque qui conduira le lecteur de la
conquête (ce tome I, l'Envoûtement) à la
Possession (le tome II) puis aux lézardes et aux guerres
de la décolonisation (tome III : le Désamour). Le
héros de ce premier volume, Charles Faurel, est l'un de
ces officiers qui, après la défaite de 1870, se
lancent dans la construction de l'Empire colonial. Il
côtoie aussi bien des mystiques (Savorgnan de Brazza,
Charles de Foucauld ou Albert Schweitzer) que des colons et
des officiers brutaux, cyniques, racistes, persuadés
qu'ils ont les droits que donnent la force et ce qu'ils
pensent être la supériorité de leur
civilisation. Mais pas de démonstration dans ce grand
roman : des vies qui se croisent. Les unes qui sombrent dans
la sauvagerie, d'autres qui s'élèvent dans
l'abnégation, le dévouement. Et sur chacune d'entre
elles le poids écrasant d'une nature hostile, la grande
forêt équatoriale, le climat qui détruisent
les hommes ou l'implacable désert. Les passions
s'exacerbent. On tue. On viole. On aime. On construit des
dispensaires et on réduit en esclavage des
indigènes. C'est bien le choc des civilisations qui se
produit sous nos yeux, alors que, peu à peu, Faurel
découvre qu'un homme en vaut un autre quelle que soit la
couleur de sa peau. Et que le doute s'insinue en lui. Une
grande fresque qui fait resurgir l'Empire disparu, ce
continent de passions extrêmes dont nous avons enfoui
les bâtisseurs, généreux ou monstrueux, au
fond de notre mémoire. Et cet oubli obscurcit notre
présent. Ils revivent ici, dans l'Empire.