Étiquettes: Roman, Lang:fr
Editeur: Julliard
Published: 1 janvier 0101
Cote: R KHA
Salle: 1
Résumé:
À
l’heure où le régime castriste semble avoir
vécu, Juan del Monte Jonava, à cinquante ans
passés, chante toujours dans les cabarets de La
Havane. Sa voix magnifique qui électrisait les foules
lui a valu le surnom de « Dom Fuego », mais le
temps s’est écoulé et sa gloire s’est
ternie. À l’instar de nombreux Cubains
habitués aux restrictions, Juan vit chez sa sœur
et sa nombreuse famille. En quête d’un nouveau
contrat, il traîne son mal être dans les rues de
la ville, quand il tombe sur Mayensi, une jeune fille
rousse et sauvage qui a fui son village. Touché par la
grâce et le désarroi de la jeune fille, Dom Fuego
décide de l’emmener chez sa sœur.
Malgré la différence d’âge, il
éprouve pour elle une attirance de plus en plus forte
et, à son contact, la vitalité et la passion
qu’il croyait à jamais disparues renaissent en
lui. Hélas, cette beauté farouche semble nourrir
une étrange méfiance à l’égard
des hommes. Et si dom Fuego réussit à la
séduire, il sait que ce moment de bonheur parfait
qu’elle lui offre ne pourra être qu’une
parenthèse miraculeuse.
Dieu n’habite pas
La Havane est d’abord un chant d’amour
dédié à toutes ces fabuleuses
destinées, d’ici ou d’ailleurs,
contrariées par un régime autoritaire et
corrompu, ou par l’injustice d’un sort
qu’elles n’ont pas choisi.
Chaque façade
décrépie de La Havane cache une existence partie
en volute, consumée en vain. De la splendeur
oubliée de cette ville, il restera toujours un charme
indéfinissable. De même que lorsque tout
s’effondre autour de Dom Fuego, deux piliers
indispensables lui resteront fidèles : sa famille
et… la musique. Alliant la maîtrise et le
souffle d’un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra
mène avec subtilité une réflexion
nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse
contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser
et de s’offrir sans compter à son public.
Juan del Monte Jonava ne
vit que pour chanter. Au Buena Vista Café, en plein
coeur de Cuba, sa voix solaire lui a valu le surnom de "Don
Fuego", la gloire de la rumba. Or, à presque 60 ans,
son étoile s'est ternie. Le régime castriste, lui
aussi, a vieilli. Il s'ouvre au monde, à l'argent,
à la modernité. Le Buena Vista a changé de
propriétaire. Et Don Fuego en est réduit à
courir le cachet. Sa rencontre avec Mayensi, rousse
incendiaire et mystérieuse de 40 ans sa cadette, fera
rejaillir le feu de la passion dans les veines du
sexagénaire... Au point de le consumer?